To livre or not to livre ?

Ceux qui me connaissent le savent : j’aime les vieilles choses. Pour moi les objets ont une âme, un passé, une histoire à me raconter.

Dès lors, logique : un beau livre reste un objet désirable que j’aime caresser et… bon, je vous vois venir avec vos esprits lubriques – il ne s’agit pas de cela !

Un beau livre c’est une oeuvre d’art qui tombe dans nos mains. Du papier velin. Des feuilles douces au toucher. Une odeur de poussière. Un crissement de page lorsqu’on avance doucement… bref le livre c’est pour moi toute une histoire, et pas seulement celle inscrite sur ses pages.

Cependant, il y a quelques années j’ai souffert d’une tendinite aux deux bras (bam – double tennis-elbow, banco Madame ! J’aurais dû jouer au loto ! ). Le tennis-elbow (ou épicondilyte pour les fins connaisseurs) cela fait très mal. Pendant des mois je ne pouvais pas porter une tasse de thé, couper du pain, cuisiner (pratique quand ma moitié travaillait plusieurs mois en Australie… il avait senti le vent tourner ! ) Le pire c’est que je ne pouvais pas tenir un livre pour bouquiner. Même mon Super Picsou géant fétiche (oui, oui, c’est cela, lancez moi la première pierre…) était trop lourd . J’essayais tout un tas de configurations pour que le livre se tienne tout seul ouvert, et puis je laissais tomber et j’allais regarder une série ou un film. J’ai aussi essayé avec l’i-pad, mais là aussi c’était trop lourd, au bout de quelques minutes mes bras brulaient.

Alors j’ai cherché autre chose, et moi qui avait toujours trouvé les liseuses électroniques certes efficaces mais sans âmes, hé bien… j’en ai acheté une. Sans grande conviction, en me disant que ce serait sans doute ma moitié qui s’en servirait, lui qui est plutôt minimalisation et high-tech.

Au tout début je tournais la liseuse pour tourner les pages. Réflexe un peu (très ? ) idiot mais quand on est conditionné a tourner des pages, on cherche à les tourner par tous les moyens…

Après quelques temps d’adaptation (trouver la bonne taille d’écriture, apprendre à « tourner » les fameuses pages, etc…) je me suis mise à aimer le fait que je ne perds jamais la page où j’arrête de lire, même si je ferme l’ebook rapidement car je vais presque louper ma sortie de bus ou de métro.

Moi qui me promenais toujours avec des livres trop lourds (oui parce que quitte à acheter un livre, j’achetais pas le poche mais la belle version… ), ou bien avec deux livres au cas où je finisse le premier avant de revenir de voyage… Maintenant je peux en avoir des centaines dans mon petit Kobo… et c’est léger, léger…. comme les pop corn Baff enrobés d’un brin de caramel (désolée, je suis en manque cruel de pop corn Baff, au Danemark on ne trouve que les salés – Oh rage, oh désespoir ! )

Avant cette pandémie, je prenais souvent l’avion pour le travail et entre l’ordinateur, la valise cabine, la grosse veste pour ne pas mourir de froid dans les avions surclimatisés (vous avez remarqué aussi ?) et tout le bardas, je n’avais souvent pas la place pour un gros livre… Maintenant mon Kobo a toujours sa place dans mon sac à main.

Lors de ma grossesse, j’avais d’affreuses insomnies toutes les nuits. Plutôt que de tourner et retourner dans tous les sens en soufflant, j’attrapais ma liseuse et je lisais. Il faut dire que j’avais investi dans une version rétroéclairée qui a été amortie tous ces mois. Le téléphone réveillait ma douce moitié, mais la lumière de ma liseuse non (miracle c’est bon pour la paix des ménages 😉 ) !

Finalement comme on dit, il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis… et j’ai donc adopté ma liseuse.

Il est évident qu’un beau livre ne sera jamais remplacé et j’ai mes petites perles que j’aime relire et rerelire bien au chaud chez moi sous ma couette. Cela dit, pour les autres 90% que je ne lis qu’une fois et qui s’accumulent sur les étagères, que je donne aux amis ou à la bibliothèque francophone pour faire de la place, le Kobo est parfait.

Et puis le Kobo est Français, contrairement au Kindle, alors, oui, je le dis haut et fort : cocoricoooo ! (Je précise que je n’ai d’actions chez aucun des deux 😉 )

Dans tous les cas, que vous soyez « old school book », « modern family ebook », ou les deux comme moi, je vous souhaite une bonne lecture, c’est bien cela le principal !

Publié par Sophie Bachet

Autrice de la saga "Wildekat"

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